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Dimanche 22 juin 2008
Liedich m’a demandé, la semaine dernière, si je pouvais vous montrer un tirage et vous expliquer comment ça se passe.
Chaque tarologue, cartomancien a sa méthode. Il va utiliser un jeu plutôt qu’un autre en fonction de la situation.
Je vais vous expliquer comment j’ai procédé pour ce tirage fait récemment suite à une demande sur Internet.
L. m’a bien sur donné son autorisation pour cette publication sur le blog et je pense qu’elle postera un commentaire.

Voici sa demande :
 « bonjour carie, voila je voudrais savoir s'il est possible de voir pour une enfant de 13 ans
je voudrais savoir si elle va aller mieux psychologiquement et si elle va réussir ses études.
merci bcp
voila mes chiffres : 3.5.7.12.18.39.40.71.73
je te remercie »

Les nombres qu’elle m’a donnés me servent à faire le tirage. Elle a donné 9 nombres de son choix de 1 à 73 parce que je vais utiliser l’oracle Bleu et faire un tirage que je pratique le plus souvent en 9 cartes.
Je l’ai adapté du tirage en 5+4 cartes, créé par Moony qui l’utilise avec les cartes du Petit Jeu de Melle Lenormand.
Je brasse les cartes (mon jeu est toujours au départ rangé dans sa pochette dans l’ordre, les cartes y sont dans l’ordre numérologique) en me concentrant sur le tirage et la question.
Quand je suis prête, je coupe le jeu et note les cartes de coupe : 2 la femme – 69 le monde animal (ce sont les 2 cartes de la 1ère ligne sur l’image). La coupe me donne l’ambiance du tirage, elle m’indique les éléments sur lesquels je vais porter attention dans le tirage. Ici, la question porte sur une enfant qui a apparemment des problèmes et la coupe me porte sur l’aspect de la féminité, des relations, de la hiérarchie sociale (le monde animal). Je sais avec cette coupe, que je vais comprendre quel est le problème de l’enfant, celui de devenir une grande personne, une femme et qu’elle a du mal à trouver sa place aujourd’hui dans son environnement (sans doute scolaire d’après la question, mais ça peut aussi être la famille (le monde animal à nouveau).

Je procède au tirage en comptant les cartes et en tirant la 3ème carte, puis la 5ème etc, puis la 7ème etc….
Je les place faces cachées de la façon suivante :


Je retourne les cartes dans l’ordre numérologique ci-dessus.
La carte centrale de la 1ère ligne est celle que j’étudie en premier et sera le point d’ancrage du tirage. Elle représente la situation actuelle, le présent, l’état d’esprit de la jeune fille, les questions qu’elle se pose.
Les cartes 2 et 4 vont me donner des informations sur son passé, je vois temple et chagrin.
J’interprète en revenant toujours à la carte centrale.
Les cartes 3 et 5 vont me donner des informations sur l’avenir ou sur ses réactions face aux évènements du passé. Les cartes 6, 7, 8 et 9 me donnent des informations sur un avenir plus éloigné, m’indiquent comment la situation va évolue à plus long terme.



Voici ce que j’ai répondu à L avec quelques remarques :
« Cette enfant a subi quelque chose de traumatisant, elle a perdu quelqu’un qui comptait beaucoup pour elle, elle l’a vécu comme un abandon, elle s’est sentie très seule et sa confiance en elle-même en est fortement perturbée » : on voit la perte dans l’association temple, chagrin. La perte de confiance en elle, est plutôt dans la coupe, où je ressens le monde animal comme une sorte de régression ; où peut elle se réfugier face à ce manque.
« elle a besoin d’attention particulière, de se sentir en confiance, guidée par une personne féminine en qui elle va vraiment pouvoir se reconnaitre » : on voit le sos dans la fidélité, le guide face à ce monde effondré qui clot une première ligne triste et difficile. Tout est à considérer, comment commence la ligne, comment évolue-t-elle, comment se termine-t-elle ; on voit qu’on est bien dans le sujet avec le tirage ; c’est la magie des cartes, que fait que ça me passionne, même si je ne sais pas l’expliquer. On voit sur une première ligne comme celle-ci que le demande n’est pas anodine comme parfois, que oui, on a raison de s’inquiéter pour elle.
« Il lui faut comprendre et accepter la féminité qu’elle développe et que ce n’est ni tabou, ni malsain, ni dangereux, elle en a très peur. Grandir, devenir femme est pour elle la fin du monde, elle se sent affaiblie, elle n’en a pas envie. » Ce qui me fait dire cela, c’est la relation possible entre la coupe et les cartes du devenir. Vous verrez que je suis un peu à côté du sujet, mais L nous expliquera parfaitement ce que ça va singifier.
Passons à la seconde ligne :
« Réussir dans ses études, l’objet de ta question, c’est encore grandir, donc difficile pour elle, elle l’appréhende. Elle peut et va s’en sortir grâce aux études, à la lecture, à la possibilité pour elle de se reconnaitre et de se comprendre au travers de livres qui racontent son histoire, ou une histoire similaire à la sienne. »
Sur une question comme celle posée, sortir les cartes Lumière et Etudes, c’est vraiment du pain béni. Vous comprenez pourquoi on aime vraiment un support plutôt qu’un autre et pourquoi on va dire, c’est ces cartes-là qui m’ont choisies !!
« Elle a besoin de sentir qu’elle appartient à un groupe, à une communauté, à une famille qui est comme elle, bonne et mauvaise et donc ni bonne, ni mauvaise. Une autre piste pour l’aider à se construire, à se développer c’est de la laisser s’exprimer librement, un animal à qui on peut tout confier peut être une bonne solution. » Lumière, études, la mer et le monde animal. La répétition du monde animal que j’ai eu en coupe puis dans le tirage m’interpelle. Je pense que je dois me concentrer sur ce sujet. J’aurai pu penser à la filiation ….
« Affrontée le monde, la société est difficile pour elle, donc il faut faire attention à ce qu’elle ne se renferme pas sur elle-même ou dans des livres ; elle en a besoin mais son univers ne doit pas se restreindre à une vie virtuelle, imaginaire. Elle doit affronter le monde dans toute sa diversité, et le faire petit à petit.
Pour répondre à la question, les études vont l’aider à se développer et se sortir de son mal-être mais elles ne doivent pas être une fin en soi, ni être présentées comme un impératif, c’est sa bouée de sauvetage. »
Je sais que la 2nde ligne est plus positive que la 1ère donc que l’évolution se fera dans le bon sens, que la jeune fille va s’en sortir mais je dois rester prudente. Si je dis que tout va bien aller, je ne sais pas ce que pensera L. Elle pourra diminuer l’attention, relâcher la présence, alors que tout ne se fera pas en claquant des doigts.
Les études, la mer, le monde animal me font penser à une bulle assez fermée. L. me dira ensuite ce que ça représente, c’est bien une bouée … mais pour aller vers l’air pur et s’élever.

Voici le retour que m’a fait L :
« merci beaucoup Carie
tu viens effectivement de définir ma fille
elle a perdu son grand pere en janvier et elle se trouvait malheureusement dans la chambre quand les infirmières ont débranché les appareils
c'est une enfant qui aime rester avec moi qui est toujours accrochée a mon cou pour m'embrasser qui nous dit a son père et a moi qu'elle nous aime !!
enfin voila une enfant très câline
elle stress beaucoup avant les devoirs surveillés ou a la piscine pendant une compétition » et voui, voilà la raison de la mer dans le tirage mais je ne pouvais pas le deviner et nous n’étions pas en face à face sinon, elle me l’aurait dit tout de suite. Ou si, j’aurai pu le deviner en faisant l’association lumière – mer – monde animal.
« puisqu'elle pratique la natation depuis 5 ans
et pour ce qui est imaginaire elle est toujours avec un crayon a la main en train de dessiner et d'inventer une histoire a ses dessins
voila encore bravo a toi ».


par carie publié dans : Pratiques communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Samedi 21 juin 2008




par carie publié dans : Textes (citations, journal, divers) communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Samedi 21 juin 2008
(18 la Lune, Maroon Tarot)


Je vous propose cette lame 18 de la Lune pour illustrer le conte ci-dessous d'Henri Gougaud.
La lune est associée à la nuit bien sûr, à l'inconscient, le plus souvent à la féminité (pour que le Soleil soit la lumière, la chaleur, la masculinité).
Dans ce conte, il en va tout autrement, je vous laisse découvrir le texte d'Henri Gougaud :

"En ce temps-là, sur terre, il n'y avait pas de forêts ni de savanes, il n'y avait pas d'animaux, ni d'hommes, ni de femmes. En ce temps-là, la terre était un vaste désert de boue lisse. Sur ce désert aucun pied n'avait jamais gravé son empreinte. Dieu seul vivait dans le ciel noir, et il s'ennuyait beaucoup. C'est pourquoi l'envie lui vint de troubler un instant l'infini. Il se pencha vers la terre, prit dans sa main une boule de boue et fit un homme, qu'il appela Lune.

Lune construit une hutte. Dans cette hutte il s'assit, le menton sur ses genoux et attendit : que pouvait-il faire d'autre ? Il était seul vivant en ce monde. Il espéra, triste et solitaire, le front ridé, les yeux mouillés de larmes. Alors Dieu, le voyant malheureux, pétrit dans le ciel une femme. Puis il dit à Lune :
- Ne pleure, plus, j'ai fait uune épouse pour toi. Elle s'appelle Etoile-du-matin. Je te la donne pour deux ans. Dans deux ans elle reviendra vivre dans le ciel près de moi.
Etoile-du-matin descendit du ciel, avec un précieux cadeau : elle portait, dans ses mains jointes, le feu.

Ce feu, tout crépitant, elle le déposa au milieu de la hutte de Lune, et se coucha. Lune la regarda, et pour la première fois, il sourit. Le feu répandait dans la hutte une bonne chaleur, et sur le corps d'Etoile-du-matin une lumière douce. Lune se coucha près d'elle et la caressa tendrement. Ils firent l'amour ensemble. Le lendemain, le ventre d'Etoile-du-matin était rebondi, remuant de vie impatiente. Elle sortit devant la hutte, s'agenouilla sur la terre boueuse, et cette merveille survint : elle mit au monde les arbres, les plantes, les savanes. Et les arbres, les plantes, les savanes se répandirent sur la terre, et la terre entière fut verte, hospitalière et belle. Les arbres se mirent à pousser jusqu'à atteindre le ciel. Le soleil se leva sur ce monde neuf. Lune et son épouse Etoile-du-matin connurent le bonheur et l'abondance.

Deux ans passèrent ainsi. Alors Dieu rappela Etoile-du-matin dans le ciel, et Lune fut à nouveau très malheureux. Il pleura pendant huit jours. Le neuvième jour, Dieu eut pitié de lui :
- Ne te désole pas ainsi, dit-il, tu m'attristes. Je te donne une seconde épouse. Elle s'appelle Etoile-du-soir. Elle vivra deux ans avec toi. Mais dans deux ans, homme, tu devras mourir.
Etoile-du-soir descendit du ciel et se coucha dans la hutte, près du feu. Lune dormit avec elle, et le lendemain, le ventre d'Etoile-du-soir était tout rebondi. Alors elle sortit devant la hutte, s'agenouilla dans l'herbe et mit au monde les antilopes et les oiseaux, des garçons et des filles. Lune fut très content, si content que le soir venu, devant le feu, il voulut encore dormir avec Etoile-du-soir. Mais Dieu lui dit :
- Ce soir, tu te coucheras de l'autre côté du feu.
Lune en ronchonnant fit semblant d'obéir, mais dès que Dieu eut le dos tourné, tout doucement, il vint se coucher près d'Etoile-du-soir et fit encore l'amour avec elle. Le lendemain, Etoile-du-soir mit au monde les tigres, les léopards, les serpents, les scorpions, toutes les bêtes malfaisantes qui rampent et qui tuent sur la terre. Dieu, penché au bord du ciel, se désola. Il dit à Lune :
- Je t'avais prévenu. Tu ne m'as pas écouté, tant pis pour toi.
Mais Lune, insouciant, haussa les épaules. La terre était vaste, sa femme était belle, ses endants innombrables, qu'importaient les tigres et les scorpions.
Or, du haut du ciel, Etoile-du-matin, sa première épouse, voyant accoucher pour la deuxième fois sa rivale, Etoile-du-soir, lança un mauvais regard au père Lune. Etoile-du-matin, en vérité, était très jalouse d'Etoile-du-matin, que Lune semblait aimer plus fort qu'il ne l'avait aimée aux premiers temps du monde. Elle se fit malfaisante : elle interdit à la pluie de tomber sur la terre. Aussitôt voici les fleuves secs, les sources taries, les herbes brsuquement jaunies, les feuilles racornies craquant sous les pas, et les innombrables enfants de Lune criant famine.
- Votre père est seul coupable de vos malheurs, car il m'a oubliée, leur dit Etoile-du-matin, assise sur un petit nuage blanc dans le ciel trop bleu.
Alors les fils de Lune se révoltèrent. Pour que revienne la pluie, l'aîné empoigna son père, l'étrangla et le jeta dans l'océan.

Mais le soir venu, Lune sortit des vagues et s'éleva dans le ciel. Il chercha partout Etoile-du-matin pour se venger d'elle, et ne la trouva pas. Il la cherche encore maintenant, toutes les nuits. Sa face ronde et jaune traverse le ciel, poursuivant Etoile-du-matin qui lui donna tant de bonheur au premier soir, dans sa hutte devant le feu. C'est ainsi que se fit le monde. Si vous ne me croyez pas, comment faites-vous pour vivre ? "

Extrait de l'Arbre à Soleils, Légendes du monde entier.


par carie publié dans : Textes (citations, journal, divers) communauté : les couleurs dans notre vie
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Mercredi 18 juin 2008

Revenons sur la question de la destinée et de la liberté humaines au travers de ce modeste témoignage.
J’en profite pour vous livrer mon point de vue : oui le libre arbitre existe, il est toujours là, à portée de main.
Mais comme le dit si bien Antoine de Saint Exupéry : « l’essentiel est invisible pour les yeux », si bien que nous ne le voyons pas.
Vous le savez, je fais des tirages de cartes régulièrement.
Il y a plus d’un an, madame K (cas) est venue me voir. Elle vient de la part d’une de mes connaissances.
Son histoire est douloureuse mais malheureusement banale parce que son cas est loin d’être isolé.
Le topo en quelques mots : elle a passé sa vie dans l’ombre d’un homme marié, à attendre sur la base de ses promesses qu’il vienne la rejoindre pour une vie enfin à deux ensemble. Bien sûr au début, il ne s’est pas libéré parce qu’il ne pouvait pas faire ça à sa jeune épouse, puis il y a eu un, deux enfants. Ces derniers ont fini par grandir et Monsieur, quand madame K ne s’y attendait plus, s’est libéré et est venu faire partie de sa vie au quotidien. Cela n’a duré que quelques semaines, il est parti ayant besoin de faire le point sur sa vie, seul. Quand il est réapparu, il a annoncé à Madame K qu’il était désolé, mais qu’elle ne devait plus l’attendre, qu’il avait vraiment trouvé le sens de sa vie … avec une autre.
C’est là que Madame K, effondrée, en pleurs, en morceaux vient me voir pour me demander si elle doit vraiment tirer un trait sur cet homme ou si, comme elle l’espère, il est possible qu’il revienne et cette fois-ci pour de bon.
L’expérience (c'est-à-dire le nombre de fois où l’on m’a posé cette question) me dit : ce n’est même pas la peine de sortir les cartes, offre-lui un café et un thé, fais- la pleurer un grand coup et essaie de la convaincre qu’elle doit tirer un trait. Mais ce n’est pas ce qu’elle souhaite ni pour cela qu’elle est là.
Alors, je fais le tirage…. et miracle, non ! Pas miracle, surprise ! Les cartes me disent clairement, en pleine figure (il y a des tirages plus évidents que d’autres) que le monsieur va bel et bien revenir vers une femme de son passé.  Comme nous avons demandé au tarot s’il allait lui revenir à elle, il va lui revenir. Je lui explique avec précaution, lui montrant les cartes. Elle hoche la tête, tout le temps, son mouchoir froissé passant d’une main à l’autre quand elle se les serre à en avoir les doigts tout blancs.
Ce qu’il y a aussi dans le tirage, c’est que quand il va revenir, le grand prince, madame K ne sera pas prête, elle ne voudra pas l’entendre, elle ne voudra plus y croire et aura tiré le fameux trait, à moins que ce tirage ne lui serve à quelque chose.
Elle écoute, je sens qu’elle souffre. Elle dit : « Je ne crois pas une seconde à votre tirage, c’est impossible. Il ne reviendra pas. Je ne vous crois pas. »
C’est toujours une gifle quelque part, ce « je ne vous crois pas ». Je suis de nature, peu sûre de moi. C’est un comble, pensez-vous et pourtant combien de comédiens ont-ils embrassé cette carrière-là pour vaincre leur timidité ? Ma réaction est de douter moi aussi, douter de moi, pas des cartes, d’être en colère, contre elle, pour me cacher que c’est de moi dont je ne suis pas contente. Je pense que je ne suis toujours pas à la hauteur et que je ne sais toujours pas lire mes cartes. Ma seconde réaction est de toujours faire confiance à mes cartes. Avec le temps et le travail, elles ne me trahissent plus guère.
D’un autre côté, je ne veux pas convaincre. Je ne suis pas voyante. Si elle ne me croit pas, c’est son libre arbitre.
Je maintiens mes propos, mon tirage ; en principe, la personne repart avec une K7 de notre conversation (si elle l’a amenée avec elle, ce que je propose lors de la prise de rendez-vous), elle a donc la possibilité de le re-écouter à loisirs. Elle l’avait fait, sa K7 avait bien été enregistrée.
Elle me tient tête, essaie de me convaincre moi qu’il ne reviendra pas, elle le sait, elle le sent, tout est fini. Elle avait pourtant un doute, puisqu’elle vient me voir. Elle a été voir une voyante, une vraie, qu’elle a payée, cher, dit-elle au passage, et cette voyante a bien dit qu’elle n’aurait plus jamais de ses nouvelles mais qu’elle allait rencontrer quelqu’un d’autre, quelqu’un de bien.
Madame K dispose bien là, du plus bel libre arbitre qui soit, elle a le choix, elle a deux versions que tout oppose : une où elle a payé qui lui dit que c’est bel et bien fini, une gratuite (excusez-moi) qui lui dit que son avenir avec cet homme ne dépend que d’elle.
Je ne cherche pas à la convaincre ; je n’ai rien à démontrer, ça l’agace un peu, mais moi aussi d’ailleurs.
Je lui dis de se donner du temps et qu’on verra bien. Je lui demande seulement que si cet homme la recontacte, elle m’en informe.
Poliment, elle me répond que comme je ne fais pas payer, elle veut bien me tenir au courant, (rires et sourires).
Sur ce, nous nous quittons.
Je me dis que je n’aurai jamais de ces nouvelles ; pour ma défense, si peu m’en donnent.
Et bien, elle si, elle va m’en donner !
En début d’année, elle me contacte : « vous vous souvenez ? », oui, je m’en souviens
« Et bien vous aviez raison, il m’a recontacté, il m’a appelé et il veut qu’on se revoit. Il n’est pas bien, il sent qu’il y a un manque dans sa vie, et vous vous rendez compte, Carie, ce manque, ce serait moi ! », dit-elle.
Oh oui, je me rends compte mais elle m’explique ce que je sais déjà parce que je me rappelle bien d’elle : elle, elle ne veut pas, elle ne veut plus, elle n’a pas confiance.
Je dis ok, je ne reparle pas du tirage, je lui explique que je suis contente qu’elle aille mieux. Elle raccroche.
Je suis soulagée, mon tirage était le bon. Je sais qu’elle est toujours persuadée que je me suis trompée puisqu’elle ne refera pas sa vie avec lui. Mais je m’en moque. Elle m’a d’ailleurs dit qu’elle a fait des rencontres mais qu’elle n’est pas prête, qu’elle ne veut plus se faire avoir, et du coup reste sur ses gardes pour l’instant. Elle attend LA rencontre que lui a prédit l’autre voyante.
Et bien, il y a quinze jours, elle me téléphone pour me dire : « Il faut qu’on se voit, j’ai besoin de vous. J’ai rencontré quelqu’un et je veux savoir si c’est bien celui que m’a prédit l’autre voyante !! ».
Que faut-il donc comprendre là-dedans ?
Pourquoi revient-elle vers moi, qu’elle ne croit pas, au lieu d’aller chez l’autre dont elle est justement en train de faire le jeu ?
Est-ce que c’est ça le libre arbitre ?  
Je sais que ce n’est pas une question d’argent, elle a les moyens et est du genre à penser que si on paie, ça a plus de valeurs que si on ne paie pas.
La conclusion est que nous avions, l’autre voyante et moi, raison toutes les deux. Moi, en lui disant qu’il reviendrait et qu’elle le refoulerait et l’autre qui lui annonçait qu’elle rencontrerait quelqu’un d’autre.
Je me demande si elle n’est pas justement en plein dans le sujet : besoin de savoir, mais besoin de garder le contrôle de la situation (le libre arbitre avec une pointe de contradiction systématique). Elle sait que si elle met en doute ce que je lui dirai (si j’accepte de la revoir), elle repartira avec ses doutes et sa K7. Je ne pense pas qu’elle ait tenu les mêmes propos à l’autre voyante, qu’elle ait mis en doute ce qu’elle lui prédisait.
Je poste ce message pour être intègre jusqu’au bout, je n’ai pas envie de lui refaire un tirage.
Quand elle m’a appelée, je me suis défaussée par manque de temps. Il est vrai que je n’étais pas disponible. Mais si j’avais voulu, je l’aurais trouvé.
J’ai voulu prendre du recul. Je voulais refuser brutalement en lui disant que ça ne servirait à rien puisqu’elle ne me croit pas. J’ai préféré réfléchir. Maintenant, je suis à l’échéance et dois prendre ma décision. Je vais la rappeler et me désister en lui expliquant que son manque de confiance me perturbe et m’empêche de lui refaire un tirage. Je ne jetterai aucun doute, malgré mes convictions personnelles.
Ce que j’aurai vraiment voulu, c’est qu’elle écoute la K7, y compris dans la partie où si elle se donnait du temps, elle aurait connu son homme tel qu’elle l’avait toujours désiré et tant attendu.
Mais ça, c’est aujourd’hui dans ses oubliettes.
Le bonheur met parfois du temps à arriver et à le vouloir trop vite, on passe à côté.  
L’histoire de Madame K est la destinée humaine, c'est-à-dire à chaque instant, une question de choix, de décisions, de liberté, de libre arbitre…

Carie

par carie publié dans : Pratiques communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 9 juin 2008

Cette carte représente quelqu’un qui essaie de mener sa barque malgré la mer mouvementée, la solitude (le bateau est seul), les péripéties de la vie (la mer est agitée), un déplacement en bateau, une croisière, etc…

Le bateau est dans les anciennes civilisations le véhicule qui transporte l’âme d’une rive à l’autre, le passage du monde terrestre à l’éternité, au monde divin, des immortels…

Elle indique par là qu’il faut aussi savoir se détacher du monde terrestre et matériel, de la notion de l’espace et du temps. L’imaginaire (l’eau sous l’influence de la Lune) permet de se construire et aide à trouver l’équilibre entre le monde mental (l’air, l’esprit) et le monde physique (le bateau, le corps). C’est une énergie qui nous permet d’avancer.

par carie publié dans : Oracles (jeux) communauté : au fil des rêves
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